Serafino Malaguarnera - Psychologue, Psychanalyste, Psychothérapeute à Bruxelles

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Nom-du-Père

Le « Nom-du-Père » écrit avec les traits d’union, apparaît pour la première fois dans « Le mythe individuel du névrosé» (1) en mars 1953. Mais, déjà en 1952, au cours du séminaire sur « L’homme aux loups », l’expression apparaît au coin d’une phrase, sans relief et sans traits d’union. C’est aussi là qu’apparaît pour la première fois le concept de père symbolique. Dans le Séminaire III (2), il interroge le statut de la psychose en relation aux développements théoriques de ces deux premiers séminaires et il inscrit dans le champ de l’Autre le Nom-du-Père qui constitue une instance « pacifiante » des leurres de l’imaginaire. Il permet  à ordonner un univers de sens, sous lequel se range le monde des choses, en instaurant des attaches entre le signifiant et le signifié. Pour désigner celles-ci, Lacan emprunte l’image du point de capiton qui, dans le matelas, presse et cloue en certains endroits le dessus et le dessous. Le Nom-du-Père est le signifiant qui représente, dans le lieu de l’Autre, l’ordre symbolique de la loi. La forclusion du Nom-du-Père serait à l’origine de la psychose.

 


1. Lacan J, Le mythe individuel du névrosé, Ornicar ?, bulletin périodique du champ freudien, 1979, 17-18, p. 289-307.

2. Lacan J., Le Séminaire III, Les psychoses, Le Seuil, Paris, 1981.

 


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